Archives de catégorie : 91 – Châtellenie de Saint-Verain

Bouhy et Cosme, aux sires de Saint-Verain

(illustration : la fontaine Saint Pélerin à Bouhy)

Il n’y a plus de trace à Bouhy ou à Cosme d’anciens châteaux. Ce dernier village paraît cependant avoir été le siège de la seigneurie, dont le château se serait trouvé proche de la Chapelle Sainte Anne,  très bien conservée, qui était sans doute une chapelle castrale. Il est cité par Marolles : un acte rapporte qu’en 1360 Arnaud de Cervoles, surnommé l’Archiprêtre (voir notice La Motte-Josserand), s’en serait emparé. Mais il dut finalement le remettre, avec d’autres places, au comte de Tancarville, dont la comtesse de Nevers était débitrice. Il dut ensuite subir le même sort que celui de Saint-Verain au XVème siècle.

Car l’histoire des fiefs de Bouhy et Cosme est étroitement associée à celle de la baronnie de Saint-Verain (voir cette page), dont ils étaient partie intégrante.

Lors des partages de succession très difficiles entre les nombreux héritiers des derniers barons de Saint-Verain de la famille d’Amboise-Chaumont, Cosme et Bouhy étaient échus aux d’Argenton, héritiers de Marie d’Amboise. Mais Louise d’Argenton, parente de Pierre d’Aigreville, les vendit aussitôt au comte de Nevers, qui exerçait une forte pression pour récupérer cet ensemble foncier considérable et stratégique, au nord du comté. Les comtes reprirent alors le titre de « seigneur ou dame de Saint-Verain-des-Bois », et par conséquent de Bouhy et Cosme.

A l’instar d’autres terres en Donziais et en Nivernais, ces fiefs furent vendus en 1604 à Antoine de Thiboutot, sgr de Ligny-Godard,  Gouverneur de St-Fargeau et des Pays de Puisaye, car le duché était très endetté (voir notice Druyes). Mais deux ans plus tard, Charles de Gonzague  les reprit.

Ils furent à nouveau cédés, cette fois définitivement, à François de Guibert, un seigneur du Berry, en 1648, puis à nouveau par ses héritiers en 1700, aux Masin, également acquéreurs de la terre d’Arquian, qui en furent les derniers seigneurs.

Voyez ci-dessous la notice qui leur est consacrée, et qui porte pour l’essentiel sur les XVIIème et XVIIIème siècles.

Bouhy, Cosme et Dampierre (V. corrigée du 6/2/25)

 

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Neuvy, aux confins du Gâtinais

(Illustration : le port de Neuvy, vers 1890)

La seigneurie de Neuvy, aux confins du Nivernais et du Gâtinais, est très ancienne. Elle relevait de Saint-Verain, puis de Nevers. Une famille de ce nom devait tenir ce fief.

Un château féodal y existait, reconstruit par Thomas de Corguilleray à la fin du XVème siècle.

Le fief passa aux du Chesnay, aux Courtenay-Bléneau, aux Chevenon de Bigny, puis aux Guiscard, toujours par alliance. Il fut acheté par le duc d’Harcourt en 1726 et passa à ses héritiers jusqu’à la Révolution.

Sur ce même site fut implantée à la fin du XIXème siècle une fabrique de pneumatiques, l’usine Fougerat, qui comprenait un vaste château reconstruit, dit « de la Fabrique », incluant des restes de l’ancien château de Neuvy.

Voyez ci-dessous la notice consacrée à la suite des seigneurs de Neuvy

Neuvy (V3 augmentée le 19/9/21)

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Arquian, vive la Reine !

(Illustration : la reine Marie-Casimire avec ses enfants, 1684)

Le nom d’Arquian, seigneurie érigée en marquisat pour Antoine de La Grange (voir : Généalogie de La Grange) à la fin du XVIème siècle, a été rendu célèbre par l’accession au trône de Pologne de Marie-Casimire de la Grange d’Arquian lors de l’élection en 1672 de Jean III Sobieski comme Roi, qu’elle avait épousé en secondes noces en 1665, après un premier mariage polonais.

Détenue à l’origine par les Guytois, premiers seigneurs d’Arquian connus, le fief passe par alliance aux sires de La Grange, sgr de Montigny, en Berry, qui en prendront dès lors le nom, ainsi que les armes des anciens seigneurs. Il est vendu au début du XVIIIème siècle à Guillaume de Masin, issu d’une vieille famille piémontaise.

Un château construit au XVIIème siècle et modifié au XIXème, a sans doute succédé sur le même site entouré de fossés, à une ancienne demeure féodale.

Voyez ci-dessous la notice présentant la succession des seigneurs (marquis et comtes) d’Arquian. Elle a été complétée par des références fournies par un internaute, que nous remercions…

Arquian (V7 corrigée le 6/2/25) 

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Insèches, à Alligny

(Illustration : château d’Insèches)

L’histoire de la seigneurie d’Insèches est liée à celle de Saint-Père (voir cette fiche). Elle revient au fils cadet de François de Stutt (voir fiche Tracy). Une grande bâtisse de la fin du XVIIIème siècle a pris la place d’une demeure ancienne.

Un acte de 1627 nous apprend qu’Etienne de Stutt, fils cadet de François, y demeurait. Insèches passa ensuite par alliance aux Foucauld du Berry, originaires du Périgord, et fut vendu en 1843 à Gabriel Renaud Provost-Dumarchais, sénateur de la Nièvre, qui fit reconstruire le château.

Voyez ci-dessous la notice consacrée aux seigneurs d’Insèches que nous avons complétée en décembre 2021  :

Insèches    (V4 du 24/12/21)

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Saint-Vérain, un prieuré de Saint Germain

(Illustration : chapiteau de l'église de Saint-Verain)

Un prieuré bénédictin fut créé au XIème siècle à Saint-Vérain, grande seigneurie dont il accompagna l'essor. Il tenait son nom de cet évêque de Cavaillon (Véran) du VIè siècle, dont les reliques avaient été mises à l'abri dans l'Orléanais et en Puisaye au Xème siècle, et le donna à une lignée prestigieuse. Son fondateur était vraissemblablement le seigneur du lieu, Gibaud, mais ce point est discuté. 

Le prieuré fut vite – peut-être même dès l'origine – rattaché à la grande Abbaye Saint Germain d'Auxerre, à laquelle les barons de Saint-Vérain étaient liés. Il resta une simple dépendance de cette maison-mère jusqu'à sa disparition à la Révolution. Il conserva des dimensions modestes, dans l'ombre de cette place-forte et de la grande abbaye auxerroise. Son histoire a laissé peu de traces qui lui soient propres.

L'église prieurale, dédiée à Saint Vérain et Saint Blaise, modifiée au cours des siècles et devenue simplement paroissiale à la Révolution, conserve de beaux éléments romans. De l'ensemble prieural seul un bâtiment assez récent subsiste, sous lequel on peut voir les restes de l'ancien cellier des moines.

                                                                            Saint-Verain église

Voyez dans la notice ci-dessous des informations complémentaires et notamment l'histoire des origines du prieuré proposée par Noëlle Deflou-Leca, dans son ouvrage de référence sur "Saint Germain d'Auxerre et ses dépendances (Vè-XIIIè siècles)" (Publications de l'Université de Saint-Etienne, 2010).

Le Prieuré de Saint-Verain

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