Archives de catégorie : 10 – Châtellenie de Chateuneuf

La Barre (Garchy)

(Illustration : le bourg de Garchy vers 1920)

Le fief de la Barre à Garchy, relevant de Chateauneuf, a donné son nom à une famille connue dès le début du XVème siècle, et très implantée en Donziais. Il semble qu’elle n’ait pas de rapport avec la lignée du même nom en Berry.

Le fief aurait été apporté aux Marafin, déjà seigneurs de Vieux-Moulin (voir cette notice) et Garchy, par le mariage de l’héritière de la branche aînée de la famille de La Barre au XVIème siècle. Une branche cadette, qui a perduré et s’est alliée dans de nombreuses familles de la région, s’était installée à Gérigny, près de La Charité – qui n’est pas dans notre périmètre – et à la Motte-Josserand et l’Epeau, tout près de Donzy, juste avant la Révolution (voir ces notices).

On retrouve La Barre aux mains d’un certain Antoine Gauthier, sgr de Saligny, Commissaire des Guerres, vers 1650 – dans des conditions qui restent à préciser – et le domaine est acheté à la fin du XVIIème siècle par Elie Rameau, un bourgeois de La Charité, dont les descendants directs le conserveront bien au-delà de la Révolution.

Le site conserve des traces castrales et notamment un porche vouté donnant accès à une cour.

Voyez ci-dessous une notice plus détaillée sur la succession des seigneurs de La Barre :

La Barre (Garchy)

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Nannay et Pernay

(Illustration : armes de Pernay)

Pernay était un fief situé près de Nannay, qui a donné son nom à une famille qu’on suit jusqu’au XVIIème siècle en Donziais (cf. not. les notices Le Magny et Port-Aubry).

La première mention du nom remonte à 1330, mais la succession dans ce fief n’est pas bien établie.

Nannay a été un fief des Lamoignon (voir cet article) au XIVème siècle, et serait revenu par alliance aux Pernay, au début du XVème, unissant ainsi semble-t-il ces deux terres voisines.

Mais des actes indiquent que le fief aurait été détenu, au moins en partie, par la Couronne à certaines époques et donné à de hauts personnages comme Jean de Luxembourg, roi de Bohême, et Jean de La Personne, chambellan, qui le vendit à Bureau de la Rivière, qu'on retrouve ici encore.

On ne sait comment ensuite ces fiefs passèrent aux sires de Tespes.

Les Tridon, magistrats originaires du Morvan, les détinrent au XVIIIème siècle à la suite de successions entre frères et sœurs et de remariages.

Voyez ci-dessous la notice consacrée à ces fiefs, qui devra être précisée et complétée grâce à votre aide…

Nannay et Pernay (V6 du 7/5/17)

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Boisrond

La petite seigneurie de Bois-Rond à Garchy – derrière les bois de l’ancien Centre de Géophysique – est mentionnée pour la première fois en 1462 par le don qu’en fit Jean de Bourgogne, comte de Nevers, à Jacob du Broc, archer de sa compagnie, fils de Joseph, maître d’Hôtel de Philippe de Bourgogne, venu du Brabant. Elle relevait de Chateauneuf.

Elle passa par des alliances dans d’autres familles à partir du début du XVIIème siècle. Dans le même temps la branche aînée avait acquis le Nozet (Pouilly) et les Granges (Suilly).

Boisrond est aujourd’hui un domaine agricole, dont les bâtiments forment une cour carrée défensive, et conservent quelques traces castrales.

Voyez ci-dessous l’état actuel de nos connaissances sur la succession des seigneurs de Bois-Rond. Certains points restent à préciser, merci de votre concours !

Boisrond (V9 du 24 juil 2021)

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Arbourse

La seigneurie d’Arbourse – ou Arbouse, ou Rebourse – avait donné son nom à une famille chevaleresque, proche des comtes de Nevers – Donzy, qu’on retrouve dans quelques  actes aux XIIIème et XIVème siècles. Les sires d’Arbouse étaient également seigneurs de Chailloy à Suilly-la-Tour.

Non loin du village, le château dit « de Vendôme » – nom dérivé de « Vendonne« , fief à proximité de Cercy-la-Tour, dont le seigneur avait recueilli l’héritage des sires d’Arbouse par alliance au début du XVème siècle – est construit sur l’emplacement de la maison forte d’origine : l’ancienne Tour de Rebourse.

Il est l’aboutissement de divers remaniements : au XVIIe siècle les Rolland, héritiers à leur tour de cette seigneurie qui n’a jamais été vendue des origines à la Révolution, font bâtir sur les ruines un château ; au XIXe siècle, Paul de Rolland ajoute les deux ailes ainsi qu’une terrasse et un escalier monumental.

Voyez ci-contre la notice correspondante (V5 du 29-12-21)  :    Arbourse

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Chasnay – La Vernière

(Ilustration : vignobles des Côteaux Charitois à Chasnay)

La seigneurie de Chasnay apparaît très tôt aux mains des Lamoignon, famille venue des Amognes en Donziais, où elle s’établit dès le XIVème siècle, et où elle tiendra plusieurs seigneuries. (cliquez sur ce nom dans la liste des « étiquettes »)

Puis Chasnay passe par alliance aux Pernay, dont l’origine est très voisine, et qui seront également seigneurs du Magny et de Suilly à partir de 1450.

Au début du XVIème siècle Chasnay passe – dans des conditions qu’il faudra préciser – à Jean de La Barre, seigneur de Gérigny près de la Charité, dont les descendants le conserveront jusqu’au début du XVIIIème. Son fils Florent est également « seigneur de la Vernière » à Chasnay, où la famille paraît s’être établie, en construisant sans doute un premier château.

En 1701, Chasnay et la Vernière sont vendus et passent aux Girard de Busson, qui rénovent le château de la Vernière et conservent ces fiefs jusqu’à la Révolution.

La vocation viticole des Côteaux Charitois s’est fortement réaffirmée ces dernières années : voyez le site de l’appellation Côtes de La Charité…

Et la notice sur la suite des seigneurs de Chasnay, qu’il faudra compléter…

Chasnay – La Vernière  (V7 mise à jour le 31-12-21)

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